Nombreux sont ceux qui rêvent d'écrire un récit de vie, de mettre en récit leur vie, pour transmettre aux plus jeunes leur expérience, pour faire «biographie éducative» ou pour se libérer d’un fardeau, ou encore pour rompre un silence dévastateur et construire un « je » écrivant, nommant, en lieu et place du silence, d’une omerta familiale ou historique.
Parfois simplement, on voudrait que ce corps éphémère, le mien, de passage sur cette terre, laisse une empreinte…
Avec ce corps, justement, ce corps qui porte mon nom, ce corps dont nous disons "mon corps", les relations n'ont jamais été si simples.
D'où vient-il, ce corps, comment s'est-il formé, comment a-t-il vu le jour? Sur cet important chapitre, nous ne pouvons nous en remettre qu'à la rumeur, lourde de non-dits, ou aux muses, aux fées penchées, dit-on, sur le berceau.
Ce corps a grandi – ou pas – grossi, mais qu'est-ce qui lui prend à ce corps de devenir aussi monstrueux? Cet échalas, ce tonneau, cette sauterelle, ce nain, ce pois chiche, c'est moi? Sacré corps! Il nous en a joué des tours! Trop grand, trop gros, trop court, trop maigre, jamais comme on l'aimerait.
Vous plaisantez? Des contes de bonnes femmes!
Pourtant, ces répétitions, de dates, d'événements, de destins, ne manifestent-elles pas l'inscription de cycles au plus secret de nos replis moléculaires…
Au sens allégorique, on peut dire que l’homme est le monde parce qu’il est fait des quatre humeurs comme celui-ci est formé des quatre éléments. Les anciens avaient noté cette analogie, et tandis qu’ils appelaient le monde cosmos, ils donnaient à l’homme le nom de microcosmos,
ou petit monde.![]()
Ainsi écrivait au VIè siècle l’érudit évêque Isidore, éminent dignitaire de Séville, alors capitale du royaume wisigothique. Une poignée de siècles plus tard, Hildegarde de Bingen répercutait l’écho: «L’homme a en lui-même le ciel et la terre».
Une poignée de siècles encore, et Giordano Bruno soutient que l’espace est un corps vivant.
À moins d’un siècle de lui, Blaise Pascal considère l’homme à la croisée de deux infinis… L’humble et souvent grotesque horoscope de nos magazines peut invoquer pour sa défense des siècles d’observation et de réflexions humaines.
Quoi qu’il en soit, superstitions ou réalités, les étoiles nous accompagnent, symboles de nos heurs et malheurs. Et le ciel nocturne de Provence est une invitation saisissante à la méditation.
Tarif réduit pour les chômeurs, les allocataires RSA et les moins de 25 ans. Tarif "formation" en cas de prise en charge par un fonds mutualisateur ou une administrationPour toute question sur le déroulement de l'atelier appelez-moi au 06 09 21 01 81 (l'après-midi ou le soir). Informations pratiques au 04 90 49 62 94.