Ateliers institutionnels

Universités, écoles, lycées et collèges en France et à l'étranger, centres culurels français à l'étranger, hôpitaux, prisons, associations diverses : de lutte contre l'illettrisme, de quartier, pour la réinsertion, pour l'enseignement du français aux étrangers…

"Chaud devant !"
La librairie des ateliers

Icone librairieLes textes de qualité littéraire y ont leur place. Ils ont été choisis par Joseph Périgot, écrivain, éditeur numérique. Ils peuvent être utilisés à des fins non commerciales dans le respect de la licence Creative Commons.

Mes "apartés"

PolichinelleAu gré de l'actualité et des travaux en cours, quelques textes "entre nous". Ces textes d'humeur peuvent être utilisés à des fins non commerciales dans le respect de la licence Creative Commons.

Point d'interrogationPour plus d'informations sur le déroulement de l'atelier, appelez-moi au 06 09 21 01 81 (l'après-midi); pour les questions pratiques, faites le 04 90 49 62 94. Ou adressez-nous un message email.

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Ne laisser personne au bord du chemin...

Parce qu'il est conçu pour ne laisser aucun participant au bord du chemin, et qu'on y apprend à travailler ensemble, l'atelier d'écriture est un lieu de construction et de développement de la personne.
Parce qu'il rompt avec la topographie traditionnelle des classes (l'enseignant face aux enseignés en rangs) et se déroule autour d'une table où chacun voit tous les autres et peut leur parler, il est aussi un lieu de socialisation et d'écoute mutuelle.
Fenêtre au soleilParce qu'il propose un autre type d'apprentissage, fondé sur le désir, l'intuition, l'imprégnation, l'entraide et la bienveillance, il peut ouvrir à des jeunes en échec scolaire, voire en échec de vie, un espace de découvertes et d'épanouissement unique.

Pour des raisons de ce type et d'autres toujours singulières, liées aux circonstances, aux conditions socio-économiques, etc., on me demande souvent de mener des ateliers dans des lieux institutionnels (établissements scolaires, associations de quartier, d'aide à la réinsertion, hôpitaux, prisons, associations de lutte contre l'illettrisme ou d'enseignement du français aux étrangers…)

Chaque fois, une aventure

Et presque toujours, c'est une belle aventure. La découverte de l'atelier d'écriture, c'est à dire d'un lieu où peuvent s'oser des mots intimes et vrais, produit sur des personnes en souffrance extrême, le plus souvent, un choc salutaire. J'ai vu dans l'atelier des femmes du Maghreb ou d'Afrique écrire pour la première fois de leur vie, et dire l'essentiel, en quelques mots rares de cette langue étrangère qu'était pour elles le français. J'ai vu de jeunes provocateurs arriver joint au bec, et repartir avec, soigneusement plié dans la poche de leur survêtement, le précieux feuillet où se sont couchés, parfois malgré eux, des mots qui les rendaient muets, ou violents. J'ai vu dans mon atelier un prisonnier de la catégorie "longue peine" devenir écrivain. J'ai vu aussi de jeunes libanais, allemands, égyptiens, découvrir que cette langue seconde, cette langue scolaire, vibre en eux, se charge d'émotion et de plaisir quand il s'agit d'écrire en toute liberté. L'atelier d'écriture est aussi le lieu de l'apprentissage du français pour des étrangers.
Ce sont des moments inoubilables. Pour eux, pour moi. 

L'atelier d'écriture est l'un des rares espaces de vérité. Des êtres se rassemblent pour partager ce qui les fonde, humains : les mots pris à la source du corps. Et cet espace-là, pour tous ceux qui ne vivent au quotidien que le rejet, l'incompréhension quand ce n'est pas la terreur, est une île où s'apaiser et commencer à guérir.

Ecrire à l'université Ecrire dans une cité-dortoir
 

Des ateliers d’écriture ont été mis en place à l'Université Vauban de Nîmes, dans le cadre de la licence de lettres modernes, en septembre 2006. Trop rares encore sont les responsables de filières Lettres à oser se risquer dans ce domaine, classique aux Etats unis depuis la fin des années 50 sous le nom de writer’s workshop. Pourtant, comment comprendre de l’intérieur la littérature si l’on ne se frotte pas soi-même à l’écriture ?

C'était à Trappes, dans le cadre d’un festival initié par le théâtre municipal, me semble-t-il, le festival Banlieues’arts, à une époque où les pouvoirs publics mettaient encore des moyens et de l’argent pour la culture dans les banlieues dortoir, repoussoir, mouroir. Les élus avait un rien d’intelligence du coeur, en ce temps-là, un rien d’intelligence tout court.