Les ateliers réguliers
L'atelier d'écriture
se déroule sur deux ans...
mais on peut s'inscrire pour une seule année.
Il faut avoir participé à la première année pour s'inscrire en deuxième année.
On s'engage pour l'année complète, mais des facilités de paiement peuvent être négociées.

La première année est toute entière sous le signe de la découverte et de l’exploration.
Les ouvertures sont conçues pour que les champs les plus larges de la sensibilité, de l’imagination et de l’observation soient explorés.
La confrontation avec les textes des autres participants ouvre de nouvelles perspectives, permet de découvrir en soi des tonalités, des appétits insoupçonnés. On s’agrandit des autres, on veut les piller: toutes activités symboliques nécessaires à une formation véritable, et sans dommage dans la réalité.
La 1ère année commence fin octobre 2008.

La deuxième année ouvre à la construction de textes “bouclés”.
On passe de la lecture “par la voix” à la lecture “par les yeux” (on donne ses textes à lire sur le blog dans la rubrique “chantiers”.
On s’essaie à la nouvelle, au fragment, à la fiction longue. On apprend à faire vivre les personnages, à aller les chercher au fond de soi. On se libère peu à peu de soi-même, de ses propres contraintes.
La 2ème année commence à la mi-octobre 2008.

TARIFS
PAR TRIMESTRE
Normal 345 €
Réduit* 245 €
Formation* 515 €
(hors hébergement)
*Tarif réduit pour les moins de 25 ans, étudiants, chômeurs, personnes au RMI ou en CES.
*Tarif "formation" quand les frais sont pris en charge par une entreprise, une administration ou un fonds mutualisateur.

Quelques précisions
sur les ateliers d’écriture
L’atelier rassemble au maximum 12 personnes.
Le groupe se réunit une fois par mois, le temps d’un week-end à Arles. Ceux qui vivent trop loin d’Arles se connectent au groupe via Skype. C’est dans le groupe et par le groupe que chacun se construit son propre savoir relatif à l’écriture.
A l’issue de l’atelier, chacun n’aura pas appris ni même entendu la même chose que ses compagnons: il aura développé une pratique personnelle, enrichie des pratiques et tentatives personnelles de ses compagnons.
Le travail en atelier suppose une régularité.
Ecrire engage puissamment l’être, même s’il est difficile voire inopportun (du moins en atelier) de savoir quelle part de soi s’y implique.
Ce travail consiste à mettre en pratique une réflexion sur l’origine de l’écriture dans ses différentes dimensions (« moi », le monde, l’imaginaire, la forme) et à ouvrir l’accès aux sources de l’écriture.
La proposition d'écriture n’est pas
un sujet de rédaction.
C'est une ouverture intellectuelle à un domaine de la pensée, de la fiction, de l’imaginaire, du jeu formel, de la mémoire, etc. Les participants écoutent cette ouverture «d’une oreille», l’autre étant tournée vers leur intimité, à l’écoute des échos provoqués en eux par ce qui se dit. En poursuivant ses associations intimes, l’auditeur bascule peu à peu du plaisir d’écouter dans l’envie d’écrire ce qu’il doit écrire, et non ce que je serais censée «attendre» de lui. Cette proposition consiste à donner à chacun matière à rêver. Tout le monde, ainsi sollicité, peut rêver et raconter son rêve.
L’atelier d’écriture n’est pas un cours.
L'écriture n'est pas la mise en pratique d'un savoir sur lequel « le maître » aurait bon œil, mais l’exploration de pistes de recherche permettant à chacun de repérer ses domaines imaginaires, les réseaux de ses images et de ses obsessions (sa « grammaire » intime), ses genres de prédilection.
Que se passe-t-il au moment de ces lectures ?
Entre le «style spontané», découvert lors du premier week-end ou du stage d’initiation, et le style qui fait d’un écrivain une voix singulière, il y a la distance d’un apprentissage et d’une construction. Qui peut prendre la vie entière. Et qui commence dans l’atelier par les «retours » sur les textes. Lire publiquement, c’est s’exposer au questions, aux remarques des autres. Elles ne sont pas blessantes, j'y veille, mais peuvent être éminemment constructives.
Qu’est-ce qui se construit, dans un atelier ?
Un être neuf. Ça peut paraître excessif, pourtant c’est vrai et vérifiable par tous ceux qui font un atelier régulier. En écrivant, on se construit, parce qu’on n’écrit pas pour s’exprimer. Avant l’écriture, il n’y a rien, une page blanche. L’écriture va chercher les souvenirs dans la nuit de l’oubli, assemble les tics de Jacques, les tenues vestimentaires de Paul et les élucubrations de Pierre pour en faire un Vincent qui va déambuler dans une histoire en bousculant tout sur son passage. Le personnage n’existe pas avant d’être écrit. "Madame Bovary, c’est moi !" a dit Flaubert qu’on imagine mal en midinette. Et pourtant c’est bien lui, aussi. Avant d’écrire il ne l’aurait peut-être pas même soupçonné. Dans cet espace, entre ce que chacun croit être et ce qu’il écrit, il se construit.
De cet être neuf, la vision du monde s’approfondit. Et partant, l’exigence. Rien n’est plus traître qu’un mot, on l’apprend en écrivant.
Des ateliers pour tous
Dans les ateliers se côtoient des médecins et des secrétaires, des profs et des ouvriers… Les différences sociales ou d’éducation ne sont pas un frein à l’écriture mais, au contraire, sources d’enrichissement.
L’art s’enseigne-t-il?
Rien de moins sûr. En tout cas, ce qui s’enseigne dans le domaine de l’écriture littéraire ne peut pas s’enseigner comme la grammaire ou les mathématiques : il ne s’agit pas d’un «savoir constitué» à acquérir mais d’une démarche d’appropriation de domaines symboliques personnels.

l'atelier via internet
Gwenhaël vit sur un bateau au Vénézuéla. Elle a participé à l'atelier régulier de 1ère année avec Skype.
Les participants via Internet sont liés à l'un des ateliers réguliers mensuels d'Arles. Par exemple en 2006-2007, quatre personnes ont participé de cette façon à mon atelier de 2e année, l’une depuis la Norvège, l’autre d'Allemagne, la troisième de Paris et la quatrième de Barcelone.
Pendant le week-end où l’atelier se réunit, nous sommes en ligne avec ces quatre personnes, soit par téléphone, soit par visioconférence, soit par chat, tout dépend du degré de technicité du participant.
Une formule souple
Cette formule autorise une grande souplesse. Tel participant, par exemple, est pris par des obligations professionnelles ou familiales pendant le week-end de l'atelier. Je lui envoie les propositions par e-mail avant la date du week-end, afin qu’il puisse écrire en fonction de ses disponibilités. Il me retourne ses textes par e-mail. Lors du week-end, je les lis, au moment où les participants de l’atelier lisent les leurs. Si bien que cet écrivant, même en différé, reste parmi nous.
A l'inverse, tel participant par Internet peut décider, le temps d'un week-end, de faire le voyage jusqu'à Arles pour rencontrer physiquement ses co-écrivants. Etc.: de nombreuses formules "à la carte" sont négociables.
A la différence de l'atelier en ligne "pur" qui restaure un rapport duel du type "prof/ élève" lors d’une rédaction, cette formule intègre la personne éloignée au groupe : elle en reçoit des retours sur ses textes, elle se nourrit des textes des autres. Un véritable échange s’instaure.
Pour toutes les questions informatiques, adressez un e-mail à Joseph Périgot.



Le cadre de l'atelier à Arles