Ensemble, pour ceux que cette partie intéresse, nous vous aiderons à utiliser les nouveaux médias, Internet, les galeries photos sur le web, photoshop, etc. Car, bien sûr, le genre que nous explorerons pendant cette semaine, par l’écriture et l’image, est celui du carnet de route, du carnet de voyage, appelé à bien des métamorphoses, vu les évolutions de la technologie, des modes de transports, mais aussi de nos modes d’existence, moins enracinés dans le lieu et plus dans la trajectoire, dans l’échange, la confrontation, le métissage, la "créolisation", dirait Edouard Glissant.
Nous irons donc découvrir là-bas, à Venise, cette vaste part de notre être qui désire le monde ; nous irons examiner notre être-monde ; notre devenir-monde ; une autre manière de penser l’être, et le monde ? Pourquoi pas.
Venise, hors des cheminements réglés pour les colonies de touristes, nous invite avec ses îles, Murano, Torcello, la Giudecca et les autres, dans sa multiplicité, les constrastes de ses terres. Car Venise n’est une que sur les cartes. Retrouver les villes cachées
sous le nom de Venise serait alors le but du voyage…
Prix 1195 € (tarif formation* 1695 Ä)Il nous fascine, nous occidentaux, parce qu’il se présente à nous comme un envers absolu : à l’abondance de biens, de nourriture, d’eau ; à la richesse – et en miroir de cette richesse, une misère qui excède la pauvreté –, à la surconsommation, à la surpopulation et à la vitesse s’oppose un monde minéral, sans eau, presque sans végétation, où pourtant depuis des millénaires vivent des hommes riches de coutumes, de culture, de sagesse, de savoirs que nous ignorons.
Pour certains physique, sensualité et ascèse ; pour d’autres épreuve sportive, façon d’aller au bout de ses forces parler à l’oreille de la mort ; pour d’autres encore épure de l’esprit, recueillement de forces spirituelles.
Nul ne sait, avant d’y aller, ce que produira pour lui cette expérience de l’extrême : Nous ne sommes véritablement nous-même qu’au plus aride de notre solitude, écrit Edmond Jabès.

Prix 1340 € (tarif formation* 1840 €)
On ne voyage pas pour se garnir d'exotisme et d'anecdotes comme un sapin de Noël, mais pour que la route vous plume, vous rince, vous essore, vous rende comme ces serviettes élimées par les lessives qu'on vous tend avec un éclat de savon dans les bordels. On s'en va loin des alibis ou des malédictions natales, et dans chaque ballot crasseux coltiné dans des salles d'attente archibondées, sur de petits quais de gare atterrants de chaleur et de misère, ce qu'on voit passer c'est son propre cercueil. Sans ce détachement et cette transparence, comment espérer faire voir ce qu'on a vu ? Devenir reflet, écho, courant d'air, invité muet au petit bout de la table avant de piper mot.![]()
Nicolas Bouvier
Le poisson scorpion
Les problèmes posés par le carnet de voyage ne sont pas principalement ceux de l’achat du carnet (grand ? petit? grand comment ? cartonné? chicos ? ordinaire ? ordinaire comment?…). Mais le problème de l’achat du carnet peut se révéler définitif. Il y en a, j’en connais, qui ne sont jamais partis!
Surmontée cette épineuse question qui vous aura occupé de longues semaines avant le stage, tout reste à faire : voir, sentir, capter, dire, photographier, dessiner, supporter…
Les voyageurs le savent : la trace laissée par les pieds et les pneus dans la poussière se double d’une trajectoire, plus tortueuse, dans l’intimité de l’être.

« Un voyage se passe de motifs. Il ne tarde pas à prouver qu'il se suffit à lui-même. On croit qu'on va faire un voyage, mais bientôt c'est le voyage qui vous fait, ou vous défait » écrivait Nicolas Bouvier dans "L’Usage du monde". Et plus loin : « Si on ne laisse pas au voyage le droit de nous détruire un peu, autant rester chez soi.»
C’est là que le Carnet devient précieux. Il aura recueilli vos images, vos croquis peut-être, vos crayonnés, vos pastels. Il portera aussi la marque de dépouillements et de renaissances.