Une semaine dans le désert


Ecrire en méharée !

méharéeJe vous propose six jours d’écriture en méharée, dans le désert du grand Erg oriental. Nous atterrissons le samedi 17 avril à Tozeur, où nous serons accueillis par Ahmed Benahmed et son équipe de chameliers.
Ahmed est un enfant du désert, au sens exact du terme : il est né sous une tente bédouine non loin d'Es Sabria. Il connaît la moindre dune, le moindre chott. Les plantes et les animaux du désert n'ont pas de secret pour lui – car le désert est loin d'être stérile et inhabité!

Paris (ou lyon)-Tozeur

Le vol n'est pas encore arrêté, car les compagnies aériennes établissent leur programme trois mois avant. Lyon a l'avantage d'être à mi-chemin entre Paris et le Sud, mais un départ de cette ville n'arrangerait pas les gens du Sud Ouest, qui sont contraints de passer par Paris... Le choix dépendra des tarifs.
Les jours de départ et de retour avancés (17-24 avril) ne sont pas encore sûrs, les vols pour Tozeur n'étant pas quotidiens et les jours variant avec les compagnies.
Tout devrait être fixé pour la fin janvier.

Premier campement

Nous partons en voiture à travers le Chott El Jerid jusqu’à Douz (et sa célèbre palmeraie) et nous poursuivons vers l’est sur une vingtaine de kilomètres jusqu’à Es Sabria, dernier village avant le désert de dunes.
Dès ce samedi, nous partirons à pied, aussitôt les dromadaires chargés, pour une première et courte marche (une heure environ) dans les dunes, puis l’établissement d’un premier campement.
Les chameliers dressent la traditionnelle tente bédouine. Plusieurs modes de couchage vous sont proposés : sous la tente bédouine, sous la désormais universelle (et individuelle) tente Quechua (inventée par Touareg, si l'on en croit Libération). Ou encore à la belle étoile.

Marcher, rEver, Ecrire

Le lendemain nous ferons deux courtes marches préalables à chacune des deux ouvertures : comme à Venise, chaque ouverture est liée à un lieu, à un paysage, à un point de vue particulier (n’imaginez pas que toutes les dunes se ressemblent, les paysages du désert sont aussi variés que ceux de Venise).
Le lundi, nous reprendrons la piste pour nous enfoncer un peu plus profondément dans le désert, en conservant le rythme de deux séances d’écriture et de lecture par jour, jusqu’au vendredi où nous bouclerons la boucle qui nous ramènera à Es Sabria. Nous en repartirons le samedi, après une dernière veillée sous les étoiles, bercés par les chants bédouins. Nul doute qu’au retour, la vue d’un simple étal de fruit ne produise sur nous un effet saisissant.

L’ensemble du stage dessinera pour chacun la forme d’une trajectoire, initiatique, réflexive, poétique, selon votre sensibilité, votre vision. À vous de l’écrire, d’en donner à partager l’essentiel dans votre Carnet de voyage.

Musique de Hugo André jouée par Trip Hot




MonodguillemetC’est une école d’humilité le désert, et même une école de résignation. On s’aperçoit là qu’on ne commande pas la nature. On subit les exigences de la nature, on ne la commande pas. Le temps par exemple. Nous sommes toujours pressés, nous les occidentaux. On veut prendre un chameau à 8h 45 comme on prend le train. Mais non ! ça n’est pas comme ça, disent les Bédouins. Si les chameaux n’arrivent pas aujourd’hui, ils arriveront demain.
Et s’il n’arrivent pas demain, peut-être qu’il arriveront après demain. Le désert, c’est aussi une leçon de frugalité. On s’aperçoit là que le nécessaire représente peu de choses. On peut simplifier à l’extrême un régime alimentaire par exemple. Avec du riz, du sucre, du thé, quelques dattes, et quelques arachides, on peut faire un mois de route. Même chose avec la douleur. Ici le moindre bobo nous précipite chez le pharmacien. Là-bas, on traite le mal par le méprisguillemetThéodore Monod (Entretiens)

guillemetQui suis-je ? est la bonne question à se poser dans le désert. La réponse, après quelques jours de soif, ne se fait jamais attendre : « Rien ! » « Je ne suis rien ». Moïse a vécu plus d’une fois cette réponse, mais au cœur de ce rien, un rien épineux, vit une force (…). Là où cèdent nos forces, se réveille une nouvelle énergie. Là où s’arrête notre compréhension, naît une autre conscience.guillemet
Jean-Yves Leloup
(Désert, déserts)

guillemet Le désert n’est pas beau, il est sublime. Ces terres vont au-delà du beau. Quand le désert se montre, tout notre être s’expose et tremble.guillemet
Blanche de Richemont (Eloge du désert)

guillemet Moins d’artifice, de bruit et de fureur… Se soustraire ; prendre l’essentiel non seulement d’objets mais de pensées, cet allègement est déjà une philosophie. Le désert n’est pas complaisant. Il sculpte l’âme. Il tanne le corps.guillemet
Théodore Monod (Pèlerin du désert)


Prix 1340 €
(tarif formation* 1840 €)
En pension complète, voyage compris.

Bouton * Quand le stage est pris en charge par un fonds de formation ou une administration

Pour toute question sur l'atelier appelez-moi
au 06 09 21 01 81 (l'après-midi ou le soir).
Renseignements pratiques au 04 90 49 62 94.

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