Le stage "Mener un récit" s'adresse à tous ceux dont le projet est d'organiser une histoire de quelque étendue, qu'il s'agisse d'un récit de vie, d'une autobiographie, d'une biographie ou d'un roman.
La règle… et sa transgression
Dans ce stage, on s'initie aux règles classiques du récit, et aux transgressions multiples qui les ont fait vaciller : car les normes ont été maintes fois interrogées. L'ère du soupçon, de Nathalie Sarraute, publié en 1956, entérinait et propageait la lassitude, voire le rejet, du chapitre s'ouvrant sur une phrase du type " la maquise sortit à cinq heures ". Avec la marquise le récit classique, balzacien, mené par un narrateur manipulant ses personnages comme autant de marionnettes en prenait pour son grade.
Mais pour transgresser les règles, encore faut-il les connaître !
Dans l'atelier, l'initiation aux règles du récit ne consiste pas à donner une recette à appliquer.
Les premières « ouvertures » du stage vous mettent en situation de découvrir la nécessité de ces règles, d'en éprouver par l'écriture les plaisirs et… les limites.
C'est dans le mouvement de l'écriture que vous découvrirez d'autres possibilités. D'autres ouvertures vous mèneront sur les pas des contestataires modernes du dogme balzacien, Wolf, Joyce, Sarraute, Simon, etc. Vous serez invité à découvrir et expérimenter à votre tour ces voies.
Une réflexion pratique
Ainsi s’engage au fil des jours une réflexion « fondée en expérience » sur les modalités et sur les possibilités de la narration.
Au cours des dix séances tous les aspects de la construction sont abordés : structure, dramatisation, chute, personnages, paroles et pensées, points de vue et modulation des points de vue, vitesses et temps du récit, etc.
En connaissance de cause, chacun pourra moduler ou détourner les règles de la narration, les faire siennes.


