L'organisation des ateliers d'écriture


Le déroulement d'un atelier à Arles

Les ateliers ont pour cadre le Mazet de Mouleyrès, dans un jardin fleuri, près du centre historique d'Arles.
Pendant cinq jours pleins (pour ceux qui viennent de loin, il est possible d’arriver la veille, le dimanche soir, et de repartir le lendemain du stage, le samedi matin), loin de toutes vos préoccupations ordinaires, débarrassé de tout souci domestiqPergolaue, vous n’avez plus à penser qu’à votre écriture.
Chaque jour, je fais deux "ouvertures" – une ouverture n’est pas un "sujet" d’écriture, mais une proposition que vous interprétez à votre guise. La première ouverture le matin, vers 10h, la seconde en début d’après-midi, vers 15h.
Cette ouverture est toujours orale, précisément pour que vous ne puissiez pas la confondre avec les sujets de rédaction de l’âge scolaire. Elle s’accompagne parfois d’un support visuel, photo, gravure, etc.
Après avoir écouté l’ouverture, chacun élit le coin du jardin ou de la maison où il se sent le mieux pour écrire. Nous nous retrouvons quand tout le monde a fini (la durée du temps d’écriture dépend des participants), pour écouter chacun lire son texte au groupe.
La méthode n'est pas très différente dans les ateliers "voyageurs". Elle est simplement adaptée aux circonstances du voyage: entrecoupée de nombreuses sorties à Venise, ou, au contraire, très méditative pendant les marches dans le désert...

On ne vit pas que de mots !

Il est possible de prendre avec le groupe le repas de midi, et (ou) le dîner.
La cuisine est assurée par Joseph, écrivain et cuistot, qui vous régalera d’une nourriture saine, simple mais distinguée, et intégralement « maison », jusqu’aux fonds de tartes !
La cuisine est un lieu essentiel des ateliers. Gourmandes et gourmands viennent y chercher l’inspiration, qui en humant sous un couvercle, qui en plongeant un doigt furtif dans la sauce… Café, thé ou tisanes à volonté ; gâteaux pour les petits creux ; rien ne manque pour apprivoiser la page blanche.
Il est possible aussi d’être hébergé sur place, en chambre individuelle ou à deux lits. Voyez les conditions en page "Inscription".

Promenades entre les lignes

Le centre historique d'Arles et son riche passé romain est à dix minutes à pied. Il y a des promenades en perspective, mais entre les lignes – et l'interlignage est serré !

Les arènes d'ArlesLes alyscampsCathédrale Saint-TrophimeLe musée de l'Arles antiqueLe théâtre antiqueStatue de Van GoghLes salines de Salin de GiraudLe pont Van GoghFontaine place de la mairieManège camarguais
 


"En Arles" ou "à Arles" ?

C'est parfaitement clair: la grammaire exige qu'on dise "à Arles"!

En effet, le "en" est réservé au pays ("Je me rends en Allemagne"), ou à la province ("Je suis né en Normandie "). On pouvait donc dire "je vais en Avignon", ou "j'habite en Avignon", quand Avignon était un état, à l'égal du Vatican, il y a six siècles. Aujourd'hui, rien ne distingue Avignon d'Arras, d'Annemasse ou d'Aubenas.
Laissons "en Avignon" aux snobs ou aux incultes!

Il faut croire qu'Arles, ancienne chouchoute de Rome, vécut fort mal la promotion de sa rivale Avignon à ce statut de principauté, car, encore aujourd'hui, la bourgeoisie locale, arbitre du bon goût en dépit de la grammaire, s'obstine à dire "en Arles". Que pouvons-nous, pauvres défenseurs de la langue, face au pouvoir des notables?

Lassés de nous entendre insulter ("Comment! vous prétendez animer des ateliers d'écriture et vous ne savez même pas qu'on dit "en Arles"?"), nous avons renoncé à écrire (dans le titre) "à Arles", mais pas à préférer les savants aux idéologues.

Autre hypothèse: le "en" serait l'équivalent du "in" latin: une préposition désignant le lieu où l'on est (par opposition à "ab" pour le lieu d'où l'on vient et "ad" pour celui où l'on va). Auquel cas, on pourrait éventuellement dire "je vis en Arles", mais jamais "je vais en Arles" !

Filet typogaphique

Pour toute question sur l'atelier appelez-moi
au 06 09 21 01 81 (l'après-midi ou le soir).
Renseignements pratiques au 04 90 49 62 94.
Filet typogaphique

 

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